Impayés6 min de lectureMis à jour le 31/08/2026

Garantie loyers impayés (GLI) : prix, conditions, ce qu'elle couvre vraiment

La garantie loyers impayés (GLI) est une assurance souscrite par le bailleur, qui prend le relais quand le locataire ne paie plus. Elle coûte cher comparée à un simple garant, mais elle protège dans des cas où un garant ne sert à rien — locataire isolé, garant introuvable, ou tout simplement pour dormir tranquille. Voici ce qu'elle couvre réellement, son prix, et les conditions qui déterminent si vous pouvez la souscrire.

Ce que couvre une GLI

  • Les loyers et charges impayés, généralement jusqu'à un plafond annuel (souvent entre 70 000 € et 90 000 € selon les contrats)
  • Les frais de procédure engagés pour récupérer les sommes dues ou obtenir l'expulsion (huissier, avocat, tribunal)
  • La protection juridique liée au litige locatif
  • Les dégradations locatives, en option chez la plupart des assureurs — à vérifier ligne par ligne, ce n'est pas systématiquement inclus

Un point souvent mal compris : la GLI n'indemnise pas dès le premier jour de retard. Un délai de carence s'applique en général sur les premiers mois du contrat (aucun sinistre ouvert sur un locataire déjà en place avant la souscription), et une franchise de quelques jours à un mois de loyer reste souvent à la charge du bailleur avant que l'indemnisation démarre.

Le prix réel

Comptez généralement entre 2 % et 4,5 % du loyer annuel charges comprises, prélevés chaque mois comme une cotisation d'assurance classique. Sur un loyer de 900 € charges comprises, 3 % représente 27 €/mois, soit 324 € par an — à mettre en regard du risque réel sur votre profil de locataire et de bien.

Les conditions d'éligibilité du locataire

C'est le point qui bloque le plus de dossiers : l'assureur impose des critères sur le locataire, pas seulement sur le bien.

  • Un taux d'effort limité — le loyer charges comprises ne doit généralement pas dépasser 33 à 35 % des revenus nets du locataire
  • Un contrat de travail stable (CDI hors période d'essai le plus souvent), ou des justificatifs équivalents pour les indépendants et retraités
  • Un dossier locataire complet et vérifiable au moment de la signature — une GLI souscrite après coup, sur un locataire déjà en place et déjà en difficulté, ne couvre rien

Un locataire étudiant, en CDD, ou en période d'essai est souvent refusé par les GLI classiques — c'est précisément pour ces profils qu'existe la garantie Visale, gratuite et proposée par Action Logement, qui fonctionne comme une GLI mais avec des critères d'éligibilité différents et sans coût pour le bailleur.

GLI et garant : un cumul généralement interdit

La plupart des contrats de GLI excluent le cumul avec un garant physique classique (caution solidaire d'un proche) — l'assureur considère que les deux protections se recouvrent. Il faut donc choisir : garant familial ou GLI, pas les deux, sauf exception explicitement prévue au contrat (souvent pour un locataire étudiant, où le cumul avec un garant reste parfois autorisé). Visale, en revanche, se cumule sans problème avec un garant.

GLI, vide juridique, ou rien du tout : comment choisir

  • Locataire au dossier solide (CDI, taux d'effort confortable) : le risque réel est faible — beaucoup de bailleurs choisissent de ne pas assurer et d'encaisser l'équivalent de la cotisation chaque mois
  • Locataire au profil plus incertain, ou bailleur qui gère plusieurs biens et veut lisser le risque : la GLI a plus de sens, surtout si elle inclut les dégradations
  • Locataire étudiant, jeune actif ou alternant : vérifiez d'abord Visale avant de payer une GLI classique

Décider avec de vraies données, pas une impression

Sur GereTonBien, chaque loyer encaissé est suivi automatiquement et le taux de recouvrement de votre parc s'affiche en direct sur le tableau de bord — de quoi juger objectivement, bien après la signature, si une GLI vous aurait vraiment été utile sur vos biens. Essayer gratuitement.

Vous gérez plusieurs locations ?

Centralisez biens, locataires, loyers et documents dans GereTonBien.