← Tous les guides
Impayés7 min de lectureMis à jour le 26/08/2026

Locataire qui ne paie pas : la marche à suivre, étape par étape

Un loyer qui n'arrive pas n'est pas forcément le début d'une longue procédure — la plupart des retards se règlent en quelques échanges. Mais chaque étape a un ordre et un délai à respecter, et brûler les étapes joue souvent contre le bailleur en cas de litige. Voici la marche à suivre, dans l'ordre.

1. Dès le 1er jour de retard : un contact simple

Avant tout écrit formel, un message ou un appel suffit souvent — un oubli, un virement mal configuré, un changement de compte. Gardez une trace de cet échange (SMS, email) : elle pourra servir plus tard si le retard se répète.

2. Après quelques jours sans réponse : la relance écrite

Si le contact informel ne suffit pas, passez à une relance écrite (email ou courrier simple) qui rappelle le montant dû et la date d'échéance. Ce n'est pas encore une mise en demeure — le ton reste factuel, pas comminatoire. C'est aussi le document que vous pourrez produire plus tard pour prouver que vous avez agi rapidement.

3. Toujours pas de paiement : la mise en demeure

La mise en demeure est une lettre recommandée avec accusé de réception qui fixe un délai précis pour régulariser (en général 8 à 15 jours) et mentionne explicitement les conséquences en cas de non-paiement. C'est un document juridiquement plus lourd que la relance simple, et souvent le déclic qui débloque la situation à l'amiable.

4. Si le bail contient une clause résolutoire

La plupart des baux types incluent une clause résolutoire, qui prévoit la résiliation automatique du bail en cas d'impayé persistant après un commandement de payer délivré par huissier. C'est une étape formelle, encadrée par la loi, qui laisse au locataire un délai (deux mois) pour régulariser avant toute suite.

5. En dernier recours : la procédure judiciaire

Si rien n'a fonctionné, la suite passe par le tribunal (commission de conciliation puis, si besoin, juge des contentieux de la protection) pour obtenir la résiliation du bail et l'expulsion. C'est une procédure longue, encadrée par des délais légaux stricts (dont la trêve hivernale), et qui mérite l'accompagnement d'un professionnel du droit.

Ce qu'il ne faut jamais faire

Couper l'eau ou l'électricité, changer les serrures, ou menacer d'expulsion sans décision de justice : ce sont des infractions pénales, même face à un locataire clairement de mauvaise foi. Toute la valeur de la procédure ci-dessus, c'est justement de rester dans les clous pendant que vous faites valoir vos droits.

Ce qui aide le plus, en pratique

  • Agir vite : un retard traité au 3e jour se résout presque toujours plus facilement qu'un retard laissé filer un mois.
  • Garder une trace écrite de chaque échange — c'est ce qui protège le bailleur si la situation dégénère.
  • Vérifier si le locataire a un garant ou une assurance loyers impayés : ce sont souvent les leviers les plus rapides.

Relancer sans y penser

Sur GereTonBien, un loyer en retard apparaît automatiquement sur le tableau de bord, et une relance par email part en un clic vers le ou les locataires concernés — avec le montant exact restant dû. Essayer gratuitement.